FAQ-Données

Je manque de temps pour gérer mes données, est-ce que je peux m’en occuper juste avant le partage ?

Le temps passé en amont du projet à organiser les fichiers produits dans le cadre du projet permet une gestion plus fluide au quotidien, sans compter qu’il facilite grandement la rédaction d’un DMP. Dans la perspective d’un partage des données, l’anticipation est indispensable : il est pratiquement impossible de partager un jeu de données correctement structuré si on ne l’a pas pensé dès sa création. De plus, il permet d’envisager les éventuels coûts de stockage bien en amont.

Je ne pense pas que mes données seront réutilisées, est-il utile de les partager ?

Témoignage d’une archéologue : “on est capable de lire un carnet de fouille du siècle dernier, on ne peut plus lire nos CD-ROM des années 1990.” La conservation pérenne des données est nécessaire dans de nombreuses disciplines. Leur partage peut permettre de faire émerger des pistes de recherche par le moissonnage de plusieurs jeux et la réagrégation de ceux-ci, comme de sauver des bases de données “historiques”.

Puis-je refuser de partager mes données ?

Tout dépend du régime juridique auquel sont soumises les données produites. Contrairement aux autres catégories de personnels, les enseignants-chercheurs conservent la propriété intellectuelle des œuvres qu’ils produisent.

Dans la plupart des cas, les données de la recherche ne sont pas considérées comme des œuvres, qui sont caractérisées par leur originalité. Les photographies, les textes sont considérés comme des œuvres. En revanche, un tableau de mesures ne l’est pas. Juridiquement, l’idée, ou le temps passé, ne sont pas protégés.

Cela dit, un partage effectué dans des bonnes conditions peut donner des garanties aux auteurs du jeu de données. Partager les données dans un entrepôt de données permet de les protéger : munies d’un DOI, elles seront citées correctement. Une licence de réutilisation permet également de définir ce qui est autorisé dans le cadre du partage.

 

FAQ sur la loi République numérique